Audrey a suivi la formation pour animer un atelier de peinture comme l’Atelier de Charenton. Je suis heureuse de pouvoir continuer nos échanges et de partager son interview avec vous.

Quand je suis rentrée à l’Atelier de Charenton pour la formation, le temps était comme suspendu. J’ai eu l’impression de faire un retour en arrière, là ou tout est précieux comme au temps de Marcel Pagnol.

Audrey

Bonjour Audrey, quel est ton parcours ?

Je suis maman de deux enfants et auxiliaire de puériculture depuis vingt-six ans. J’ai toujours exercé en crèche municipale d’Aubagne. Depuis quatre ans, je fais partie d’une équipe relais. Je me déplace dans toutes les crèches de la commune. Je suis en contact avec les assistantes maternelles et ce métier, qui est très vivant, me plaît énormément. J’aime aussi le travail d’équipe.

Quel a été l’élément déclencheur pour t’inscrire à la formation du Geste de peindre ? 

Depuis très longtemps, j’aime faire peindre l’enfant de manière spontanée et je fais peindre régulièrement les enfants de la crèche. Depuis un moment, je cherchais une formation qui pourrait m’ouvrir sur d’autres façons d’appréhender la peinture chez les tout-petits et chez les plus grands. Et aussi que la formation me permette de nourrir ma curiosité, de réinventer ma vision, d’élargir mes connaissances et de sortir du quotidien. Et là je suis « tombée » sur le geste de peindre… J’ai demandé à la mairie d’Aubagne de financer la formation du Geste de peindre et après avoir monté le dossier et envoyé les devis, le financement a été accepté.

 Que vas-tu changer maintenant dans ta pratique auprès des enfants ?

Depuis la formation, le fait d’aller à l’essentiel de la propre créativité des enfants, fait sens. Je vais être plus naturelle par rapport au non-jugement sur les peintures, et dans ma posture. Etre là sans intervenir, juste les accompagner. J’ai le projet de mettre en place des ateliers dans un lieu où les enfants des crèches viendraient régulièrement.

L’humain, le temps, le respect mutuel, la qualité du matériel, le bois est privilégié par rapport au plastique. A l’Atelier de Charenton, contrairement aux structures enfantines, les tabliers de peinture sont en tissu.

Audrey

As-tu quelque chose à dire à nos lectrices et lecteurs ? 

Le programme de la formation est très complet et très riche en tout point de vue. Cette formation m’a apporté un regard neuf sur les dessins d’enfants et donc, du bonheur. Cela a été une belle découverte de voir ce que l’enfant pouvait faire quand on lui laisse la possibilité et le temps de s’exprimer librement sans aucune attente de l’adulte. J’ai éveillé ma conscience. Il est évident que l’on voit et l’on ressent clairement une belle évolution dans les tableaux, quand l’enfant fréquente régulièrement l’atelier de Charenton. Un grand merci à toi, Sandrine pour la transmission de son savoir-faire, son savoir-être auprès des petits; mais aussi des grands.

Je te remercie Audrey d’avoir bien voulu participé à ma série d’interviews de praticiennes et je te souhaite un excellent projet avec les enfants.

Le parcours d’Audrey vous apporte t-il un éclairage sur la formation à l’Atelier de Charenton ?