L’Atelier de Charenton, apprendre en explorant et en osant, dans le plaisir de créer


Tous les enfants tracent : c’est ancré en eux. Ils font tournoyer le pinceau sur la feuille sans crainte de rater. Ils sont spontanés !

 

Les chercheurs le montrent : la créativité est une capacité humaine qui se développe avec la pratique, à tous les âges, dans un cadre stimulant.

 


Un atelier comme une cabane

Une pièce claire, aux murs de liège, baignée par une lumière reproduisant celle du soleil. Au centre, une longue table palette avec 18 couleurs, inspirée de l’atelier du pédagogue Arno Stern.

 

On peint debout, sur des formats qui changent : de la grande feuille Raisin (50×65 cm) jusqu’à la fresque géante sur toute une année. 

Un lieu pensé pour que le geste jaillisse sans entrave, loin de l’agitation du monde.

Vidéo de présentation de l’Atelier de Charenton, ici >


Comment se déroule une séance ?

Accueil progressif
Enfiler sa blouse. Choisir de reprendre son tableau ou d’en commencer un nouveau. Chacun s’installe à son rythme dans une ambiance calme. 

 

De l’hésitation à l’action
Sandrine crée des déclics par des questions simples (« Et avec du bleu ? ») pour passer de la retenue au plaisir du geste. Face à la feuille blanche, l’enfant comme l’adulte choisit une couleur, prend le pinceau et commence sa peinture.

 

Des règles claires pour une vraie liberté 
Apprendre à peindre fin, à tenir le pinceau perpendiculaire, à oser de grands formats. On persévère dans une idée jusqu’au bout.

 

Sandrine donne des consignes adaptées à chacun : placer son corps, superposer les couleurs, laisser sécher, retoucher.

 

Pinceaux en poils de petit-gris, couleurs bio activées, teintes nommées par leur vrai nom — vermillon, outremer, terre de sienne. Pour aiguiser le regard autant que le geste.

 

La fin de séance
Satisfaction de s’être investi dans un jeu libre et sérieux. Les tableaux sont conservés pour suivre l’évolution chronologique.


Ce qui est différent

On peint dans un climat bienveillant, où chacun est accueilli comme il est. On prend le temps. Les âges sont mélangés. Cette cohabitation crée une émulation naturelle. Quand on peint pour soi, on se libère du regard des autres. C’est cette liberté qui fait naître les idées.


Quand peindre fait du bien

Les enfants timides trouvent leur place.
Ceux qui peinent à se concentrer trouvent un ancrage.

Ceux qui disent « je n’ai pas d’idées » découvrent qu’elles viennent, simplement, en abondance.

On dessine davantage à la maison.

Les adultes lâchent prise sur le résultat.
Chacun retrouve confiance dans son propre geste.

La confiance gagnée à l’Atelier se prolonge naturellement dans les autres apprentissages : face à un exercice nouveau, une situation inconnue, une page blanche.

 

Organisation des séances

  • Les petits groupes apportent convivialité et accompagnement individualisé.
  • Tout le matériel est installé avant la séance.
  • Les grands formats sont réalisés par l’assemblage de plusieurs feuilles.
  • Des pauses assises sont prévues pour les jeunes enfants.

Carnet pratique

  • La peinture se fait directement, sans crayonné préalable.
  • La méthode s’adapte à chaque âge — des premières traces des enfants de 3 ans aux formes spontanées de l’adulte.
  • Pinceaux en poils de petit-gris, couleurs bio activées, teintes nommées par leur vrai nom : vermillon, outremer, terre de sienne… Pour aiguiser le regard.

Suivi et vie de l’Atelier

  • Au fil de l’année, les tableaux gagnent en caractère, suivant une évolution naturelle.
  • En fin d’année, les tableaux sont remis dans une pochette personnelle avec une note d’intention.
  • Sur demande, Sandrine rédige un écrit valorisant le parcours de l’élève — pour un dossier scolaire, un portfolio, ou simplement garder trace de ces moments.