
Découvrez une rencontre exclusive sur la liberté de créer et la parentalité consciente entre Sandrine Sananès et Isabelle Filliozat.
Chers lecteurs,
Mes vingt années d’expérience au sein de l’atelier de charenton m’a appris à observer le processus de créativité et les signes universels qui s’y déploient. C’est cette observation quotidienne, menée depuis 2007, qui me lie à Isabelle Filliozat. Figure de référence de la parentalité empathique, elle soutient notre démarche depuis le début. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de partager avec vous cet échange autour de ce qui se joue vraiment entre l’enfant et sa peinture.
1. Quelle valeur de l’Atelier appréciez-vous particulièrement ?
Isabelle Filliozat : Ce que j’apprécie tout particulièrement à L’atelier de Charenton, c’est le non-jugement. Le non-jugement, ni « c’est mal, » ni « c’est bien », pas de « quel beau dessin ».
L’absence de commentaire sur la production des enfants leur permet d’expérimenter une rare liberté d’être et de créer.
2. Que pensez-vous de notre spécificité, de garder les tableaux de l’enfant à l’atelier ?
Isabelle Filliozat : les tableaux de l’enfant lui appartiennent. Quand ils restent à l’atelier, le parent ne peut se les approprier. Il reconnaît que l’enfant a une vie en dehors de lui à laquelle il n’accède pas. L’enfant peut se sentir plus solide face à son parent. Il a droit à une existence propre.
3. Quel est le bénéfice principal dans cette démarche ?
Isabelle Filliozat : la liberté ! Les modèles nous imprègnent partout, mais il est inutile d’en rajouter. Quand l’enfant peut peindre sans être dirigé, il peut se mettre à l’écoute de ce qu’il a à l’intérieur de lui. Cela lui donne une grande confiance en lui, en lui montrant qu’il est loin d’être « vide ».
Quand on donne un thème à un enfant, il se conforme, il tente d’atteindre un objectif, un résultat. Il est souvent déçu que le résultat ne corresponde pas à ses attentes ou à celles qu’il imagine être celles de son entourage. Là, il n’y a pas de but, pas d’attentes externes. Il peut se mettre entièrement au service de son intériorité. Il peut s’exprimer et se découvrir.
Expérimenter cette approche sur la durée
Comme l’explique Isabelle Filliozat, s’écouter et se découvrir est un cheminement qui demande de la constance pour porter ses fruits. Pour permettre à l’enfant de s’immerger dans cet apprentissage du non-jugement et de construire sa « peinture » en toute sérénité, nous proposons des séances régulières et hebdomadaires, à l’Atelier de Charenton.
C’est ce cadre régulier, tout au long de l’année scolaire, qui garantit la continuité de cet espace de liberté et permet à la confiance en soi de s’ancrer.
À propos d’Isabelle Filliozat
Autrice et conférencière renommée, Isabelle Filliozat est spécialisée dans l’approche empathique de l’enfant et la parentalité consciente. Isabelle est intervenue pour un cycle de conférences à Charenton-le-Pont dans le cadre de la Semaine du bonheur en faveur des Droits de l’enfant. Elle est l’auteure de cinquante livres, dont le best-seller » L’intelligence du cœur « . Elle soutient l’Atelier de Charenton depuis sa création en 2007.
En savoir plus sur Isabelle Filliozat (Wikipédia), ici
À propos de Sandrine Sananès
Sandrine Sananès a fondé l’Atelier de Charenton en 2007. Elle est l’autrice du livre Le Geste de peindre, paru chez l’Harmattan. Sandrine accompagne enfants et adultes dans le développement de leur créativité sans modèle, selon l’enseignement qu’elle a reçu du pédagogue Arno Stern. Sa longue expérience du Jeu de Peindre au sein de son atelier lui a appris à observer le processus de créativité et les signes universels, qui s’y déploient.