Aujourd’hui sur le blog de l’Atelier de Charenton, je suis ravie de partager avec vous l’histoire inspirante d’Éliane, une femme passionnée d’éducation et éducatrice Montessori, qui s’apprête à ouvrir son propre atelier de peinture dans la région du Val de Loire. Avant de prendre son envol, Éliane est venue une semaine en avril 2025 à l’Atelier de Charenton, pour suivre notre formation et ainsi devenir animatrice d’ateliers de peinture. Son parcours est un exemple de motivation et de désir que je trouve chez mes stagiaires.

Un engagement préexistant dans l’éducation

Éliane n’est pas nouvelle dans le monde de l’éducation et de l’accompagnement. Déjà formatrice Montessori, elle a une sensibilité particulière pour le développement et l’épanouissement de l’enfant. Cette expérience se ressentait déjà dans son approche et son implication lors de sa formation à l’atelier, « Créer un atelier ».

L’exposé préparatoire : un aperçu de sa rigueur

J’ai été touchée par son travail préparatoire, un exposé détaillé qu’elle nous a envoyé avant même de commencer la formation. Ce document démontrait une curiosité réelle et une recherche poussée sur des sujets qui font écho à la philosophie du Geste de peindre.

Le regard de l’adulte sur le dessin d’enfant

Dans son exposé, Éliane explore notamment les regards courants que l’adulte porte sur le dessin d’enfant. Elle y souligne comment l’adulte, bien qu’avec bienveillance, peut parfois « juger » le travail de l’enfant en le félicitant pour sa conformité à un modèle, ce qui peut mettre l’enfant mal à l’aise et inhiber sa créativité spontanée. Cet exemple concret qu’elle partage, vécu il y a plus de quinze ans mais toujours d’actualité, montre sa sensibilité à la posture de l’adulte face à la création enfantine.

Les fonctions du dessin à travers l’histoire

Son travail préparatoire l’a également plongée dans les fonctions du dessin à travers l’histoire, de la Préhistoire où il servait à raconter des scènes de vie ou avait une signification spirituelle, en passant par l’antiquité où il était utilitaire (écriture, décoration), le Moyen-Âge où il servait à diffuser la religion, la Renaissance où il est devenu un art admiré, jusqu’à sa popularisation et son rôle dans la presse et la bande dessinée du XXème siècle. Résumer ses fonctions à raconter, se faire comprendre, décorer, diffuser la religion, admirer, informer, montre sa compréhension de l’évolution de cet acte créatif.

L’intérêt pour le dessin d’enfant depuis le XXème siècle

Mais ce qui m’a beaucoup plu dans la recherche d’Éliane, c’est son exploration de l’intérêt porté au dessin d’enfant depuis le début du XXème siècle, étudié sous des angles pédagogiques, philosophiques, puis psychologiques. Elle mentionne des chercheurs comme Georges-Henri Lucquet et ses périodes marquantes du dessin (involontaire, intention de représenter, réalisme intellectuel, réalisme visuel), ou encore l’origine et l’utilisation du « Test du bonhomme ».

La révélation du Geste de peindre

Cependant, c’est dans sa réflexion finale que l’on comprend le mieux pourquoi la formation au Geste de peindre a résonné si fortement en elle. Après avoir exploré ces différents aspects, Éliane réalise qu’avec le Geste de Peindre et sa manière de proposer la peinture tant aux enfants qu’aux adultes, avec bienveillance, dans la quiétude et dans la neutralité, elle se rend compte qu’elle est « au bon endroit » et que c’est ce qu’elle attendait depuis longtemps. Elle souligne la différence fondamentale avec d’autres approches comme l’art-thérapie, en insistant sur le fait que le Geste de peindre n’a aucune visée thérapeutique, dans le sens d’aller introspecter l’inconscient. Son objectif est de permettre à l’enfant ou l’adulte de peindre en toute liberté, la posture neutre et congruente de l’adulte favorisant la prise de confiance en soi.

Une immersion complète pendant la formation

Cette philosophie est au cœur de la formation  » « Créer un atelier », pour devenir animateur. Voir Éliane, forte de son expérience Montessori et armée de cette recherche approfondie, s’investir avec ardeur pendant sa semaine de formation a été une gratification naturelle. Son enthousiasme était palpable, et elle a rapidement mis en pratique les principes du Geste de peindre. Avant de se lancer seule en septembre, Éliane a eu l’opportunité de co-animer des séances à l’atelier, une étape importante pour se familiariser avec l’animation et l’accompagnement des participants dans ce cadre unique (espace accueillant un groupe autour d’une longue table palette). Ces expériences ont confirmé son aisance et sa posture alignée.

Prête à lancer son atelier

Le parcours d’Éliane est un joli témoignage de ce que la formation « Créer un atelier » permet d’accomplir. Elle offre les clés pour comprendre l’acte créateur, adopter la bonne posture d’accompagnant et se sentir prêt à ouvrir son propre espace pour proposer la peinture libre. Monter en copmpétences ! Comme Éliane, vous avez peut-être le désir d’offrir un espace de liberté créatrice, un lieu où chacun peut explorer son potentiel loin du jugement et de la performance. La formation de l’Atelier de Charenton est conçue pour vous guider sur ce chemin. Le fait qu’Éliane, en tant que formatrice Montessori expérimentée, ait choisi cette voie et s’apprête à lancer son atelier est, pour moi, une grande source de fierté et une validation de la pertinence de l’approche, que je défends depuis près de vingt ans.

Votre tour ?

Si, comme Éliane, vous rêvez de créer un lieu dédié à l’expression libre et à la confiance en soi par le geste de peindre, n’hésitez pas à vous renseigner sur nos prochaines sessions de formation ! Le voyage créatif commence par un premier pas, ou un premier trait.

Retrouvez nos formations ainsi que nos accompagnements sur la page des formations de l’Atelier de Charenton.