L’Atelier mélange tous les âges.

« Peindre comme un enfant ». C’est Cézanne qui disait ça. Il avait, alors, cinquante ans passés. Peu importe qu’il en ait fait, lui, le centre exclusif de sa vie et une œuvre éblouissante. Rien n’interdit de garder le conseil, et le plaisir. Peindre comme un enfant, c’est trouver, retrouver, un moment, un espace où l’on est libre d’exprimer avec de la peinture des sensations, des lumières, des images, des souvenirs, des rythmes, que chacun peut ressentir mais que l’on prend rarement le temps de capter et de « fixer ». Sans se soucier de représenter quelque chose, ou pas. Sans se préoccuper du regard ou du jugement des autres. En se laissant simplement porter par ses propres impulsions et, aussi, par cette espèce d’énergie collective – celle des enfants notamment – que produit l’atelier. Au début, on se demande ce que l’on pourra bien « faire », sur cette feuille blanche. Dès que l’on s’est autorisé cette liberté, la question ne se pose plus. Reste le plaisir de peindre et l’énergie que cela procure.
Ce texte, interdit à la reproduction, a été écrit par un journaliste de soixante-quatre ans, qui a peint deux années à L’Atelier de Charenton.

G. Courtois : « Peindre comme un enfant ».

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