L’écolier s’exprime entre programme et liberté
samedi 05 septembre 2009 à 22:16 Classé dans A l'école, Les papas et les mamans, Peinture expression, Pros enfance et futurs pros, Témoignages
Le groupe de l’école arrive : 8 filles et garçons d’une dizaine d’années. Ils savent l’essentiel : ils viennent peindre. La blouse les rend dèjà sérieux.
Tous sont attirés par la disposition des couleurs. Telle qu’elle se présente ici, on peut parler d’une invitation. Les enfants sont prêts. Certains craignent de se mouiller. Les autres se jettent à l’eau.
Je respecte la diversité des comportements face à une situation inconnue : à l’atelier, il s’agit de peindre sans modèle. Rodé aux exercices d’art visuel, le grand enfant attend parfois une consigne avant de commencer.
Comment un plaisir simple se transforme en un problème à résoudre…
«On commence ou tu nous dis quoi faire ? Je suis nulle en dessin. Tu ne m’obliges pas à faire un fond d’abord ? Comment je peux faire un arbre ? J’ai pas d’idées».
Très vite, leurs actes, maîtrisés, remplacent les questions d’écoliers. En même temps, ils se mettent à jouer pour de vrai. Arbres, maisons, personnages sont une part de leur créativité. En processus…
Pour expliquer l’impact de la régularité sur la créativité, je compare l’enfant qui peint à celui qui court (pour jouer évidemment), à chaque fois de plus en plus loin, pour lui. Si l’on interrompt son jeu, on brise son élan : sportif ou créateur. L’activité apporte en profondeur à l’enfant qui y est “entraîné”.
De nombreux parents mais aussi les professeurs me parlent du formatage de la créativité et m’envoient des exemples de ce qui se passe à l’école.
Pour en savoir plus :
> Programme & évalutaion au collège
> Lire les questions de grandes personnes sur l’atelier



