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Stages de peinture : bonheur d’inventer et autonomie

vendredi 05 février 2010 à 16:56 Classé dans: Evénements, Stages de vacances | Pas de commentaire »

La création spontanée éclot sous les doigts de l’enfant

L’enfant a voulu peindre au doigt puis avec le pinceau. Elle alterne l’utilisation des gouaches pures à la table des couleurs et les mélanges dans des godets à part. L’enfant a tout choisi seule. La joie est palpable … En effet, quoi de plus exaltant que d’inventer ? Quoi de plus magique que de créer des formes et des images sorties de son propre monde ? Quoi de plus doux que de prendre conscience de son autonomie ? 

Les stages “ Bonheur d’inventer & autonomie ” se déroulent sur 3 ou 5 jours pendant les vacances de février. Ils sont ouverts aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Pour lire les infos pratiques, télécharger ce lien.

Le site Aide aux profs parle de nous

dimanche 31 janvier 2010 à 19:36 Classé dans: Evénements, Presse, Pédagogies | Pas de commentaire »

Quand peinture rime avec motivation…

 

 

 

 

 

 

Pour lire l’article en entier, télécharger ce lien.

Découvrez le site qui aide les enseignants à entamer une deuxième carrière :
Aideauxprofs

Carl Honoré : la joie d’être un enfant créateur

mardi 26 janvier 2010 à 12:00 Classé dans: Comité d'honneur, Pédagogies | Pas de commentaire »

Interview du parrain d’honneur de l’atelier

 

 

 

 

 

 

Sandrine Sananès : vous dites que la philosophie de l’atelier et la vôtre sont en pleine harmonie. Quels sont nos points communs ?

Carl Honoré : nous croyons tous deux que nous pouvons donner de la liberté aux enfants, en les autorisant à explorer le monde à leur manière, à jouer sans attente ou but particuliers, à créer dans la joie et la spontanéité. Concernant la peinture, il s’agit de donner à l’enfant du temps et un espace pour qu’il trouve son chemin, que sa propre magie puisse opérer. Et il en est ainsi pour chaque composante de l’enfance.

S : dans votre livre, vous citez la phrase de votre fils de 7 ans : «  Je ne veux pas d’un prof qui me dira quoi faire, je veux juste dessiner ». Faire un dessin tout simplement est t – il devenu un enjeu dans notre société actuelle ?

CH : chaque part de l’enfance a été infectée par  notre impatience, notre obsession de la compétition et notre tendance à gérer la vie de l’enfant dans ses moindres détails. Mais cette approche ne fonctionne pas. Un enfant n’est pas un projet, une marchandise, un trophée ou un morceau d’argile que l’on peut transformer en œuvre d’art. Un enfant est une personne qui s’épanouira si on lui permet d’être le héros de sa vie.

S : les parents qui conduisent leur enfant à l’atelier cherchent un lieu hors de «  la course à la performance ». Il y aussi des parents qui sont en demande de résultats. Pouvez - vous expliquer pourquoi l’enfant a besoin de se retirer des pressions quotidiennes.

CH : Les enfants élevés sous pression se révèlent souvent moins créatifs. Leur souci est de faire plaisir aux adultes et de « faire ce qu’il faut », tant et si bien qu’ils n’apprennent jamais à prendre des risques et à faire des erreurs. Ils n’apprennent pas à penser pour eux-mêmes. Et ils n’apprennent pas à regarder en eux qui ils sont car ils sont tellement occupés à essayer d’être tels que nous voulons qu’ils soient (tels que nous le voulons). Ils souffrent également de plus de stress.

Les enfants dont la vie a été gérée, organisée, supervisée, planifiée dans les moindres détails par des adultes auront par la suite des difficultés à  tenir  sur leurs deux jambes. En d’autres termes ils ne grandissent jamais. C’est pour cela que les étudiants souffrent de problèmes psychiques dans des proportions jamais atteintes jusqu’à présent (un nombre record d’étudiants…). De nos jours, au beau milieu d’un entretien, des professeurs s’entendent dire  par des jeunes de 19 ans qui leur passent leur téléphone portable : « Pourquoi ne voyez-vous pas ça avec ma mère ? ». On voit même des parents assister aux entretiens d’embauche pour participer aux négociations sur les salaires et les congés !

Trop de pression tue aussi la joie toute simple d’être un enfant – ce que William Blake appelait : voir un monde dans un grain de sable…tenir l’infini dans le creux de la main. 

Nous avons fait de l’enfance une course et lui avons enlevé beaucoup de sa part de magie. Et lorsque l’enfance cesse d’être magique, être parent perd aussi de sa magie.

S : Carl Honoré, si vous habitiez à Paris, quelles seraient vos motivations pour inscrire vos enfants à L’Atelier de Charenton ?

CH : trouver un lieu où ils puissent jouer, apprendre, créer et rêver. Un lieu où ils puissent être des enfants.

Carl Honoré auteur du Manifeste pour une enfance heureuse et du best seller l’Éloge de la lenteur, est écrivain canadien, journaliste pour l’Economist, l’ Observer, le National Post et champion du mouvement Slow. Il est le parrain d’honneur de L’Atelier de Charenton. Il nous a accordé une interview exclusive sur la place de l’enfant dans la société actuelle.

© Texte traduit de l’anglais par Pascale Merchin. Pour les anglophones, télécharger le texte en anglais en pdf.

Le blog qui traite du Slow mouvement :
Slow mouvement

Le site de Carl Honoré :
www.carlhonore.com

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“ C’est génial de mélanger les gens ” Aicha Ben Jellou

lundi 25 janvier 2010 à 11:48 Classé dans: Comité d'honneur, Evénements | Pas de commentaire »

Aicha Ben Jelloun, marraine de l’atelier : interview 

 

 

 

Sandrine Sananès : qu’est – ce qui vous tient à cœur dans notre approche de la peinture ? 

Aicha Ben Jelloun : le fait de peindre librement, de s’exprimer à travers cet art, et où il ne faut pas justement diriger « l ‘artiste ». La créativité ne supporte pas de thèmes imposés.

S : quelle émotion avez - vous ressentie quand vous êtes entrée dans le lieu ?

ABJ : une immense joie m’a envahie dans ce lieu plein de couleurs et de lumière. J’aurais voulu essayer… j’avais envie de toucher le mur.

S : par vos activités, vous voyagez beaucoup et vous rencontrez des gens différents. Vous appréciez que l’atelier mélange tous les genres. Pourquoi y a t - il urgence à cesser de ranger les personnes par catégorie ?

ABJ : c’est génial de mélanger ainsi toutes les richesses qui peuvent naître spontanément grâce à plusieurs personnes différentes. Terminés les ghettos, les profils « ambitieux » et la mise à l’écart de tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule. Apprenons à vivre meilleur grâce à toutes les différences qui nous entourent.

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Du non - jugement à la liberté créatrice par Isabelle Filliozat

dimanche 24 janvier 2010 à 22:29 Classé dans: Comité d'honneur, Evénements | Pas de commentaire »

La psychologue Isabelle Filliozat marraine l’Atelier : interview 


L atelier de charenton

Sandrine Sananès : Isabelle, vous soutenez l’Atelier de Charenton depuis sa création. Quelle est, à votre avis, la valeur ajoutée de sa démarche ?

Isabelle Filliozat : ce que j’apprécie tout particulièrement à l’atelier de Charenton c’est le non-jugement. Le non-jugement, ni « c’est mal, » ni « c’est bien », pas de « quel beau dessin ». L’absence de commentaire sur la production des enfants leur permet d’expérimenter une rare liberté d’être et de créer.

S : pour éviter que les tableaux des enfants soient exposés et commentés, nous les gardons à l’atelier. Partout ailleurs, le parent emporte « les productions ». Il se défait donc de ses habitudes. 
Vous qui traitez la relation enfant / adulte, qu’en pensez – vous ?

IF : les productions de l’enfant lui appartiennent. Quand elles restent à l’atelier, le parent ne peut se les approprier. Il reconnaît que l’enfant a une vie en dehors de lui à laquelle il n’accède pas. L’enfant peut se sentir plus solide face à son parent. Il a droit à une existence propre.

S : à l’Atelier la peinture est libérée des thèmes et des modèles. Le participant, laisse jaillir par sa main ce que son corps « lui dicte ». Sa peinture, appelée « trace », n’appartient qu’à son propre cheminement. Sur ce principal point de ma pratique, qu’est – ce qui vous parait important ?

IF : la liberté ! Les modèles nous imprègnent partout, mais il est inutile d’en rajouter. Quand l’enfant peut peindre sans être dirigé, il peut se mettre à l’écoute de ce qu’il a à l’intérieur de lui. Cela lui donne une grande confiance en lui, en lui montrant qu’il est loin d’être « vide ». Quand on donne un thème à un enfant, il se conforme, il tente d’atteindre un objectif, un résultat. Il est souvent déçu que le résultat ne corresponde pas à ses attentes ou à celles qu’il imagine être celles de son entourage. Là, il n’y a pas de but, pas d’attentes externes. Il peut se mettre entièrement au service de son intériorité. Il peut s’exprimer et se découvrir.

* Isabelle Filliozat est psychologue, auteure et formatrice en relations humaines et communication, spécialisée dans la grammaire des émotions. A ce jour, elle est auteure de onze livres dont le best-seller “ L’intelligence du cœur ” chez JC Lattès.

Le site de Isabelle Filliozat  :
www.filliozat.net

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